dimanche 6 mai 2012

The Ritz-Carlton Residence Opening


Un jeudi après-midi, alors que je suis ma maître de stage à une dégustation de vins Autrichiens, nous croisons une de nos collègues qui s'exclame:
"Ah, Cloé, j'ai un truc qui pourrait te plaire! Janet m'a dit que tu avais pris des cours de photo, n'est-ce-pas?"
"Heu oui, un peu, pourquoi?"
"Tu as un bon appareil? Un gros appareil photo qui pourrait presque passer pour celui d'une photographe?"
"Je suppose que oui..."
"Génial! Ça te dit de venir à une soirée ultra-privée au Ritz Carlton Residences ce soir?"
Ma bouche grande ouverte et mes yeux écarquillés répondent pour moi.
"Habilles-toi classe, et charges ton appareil!"


 Ce jeudi soir, je me retrouve donc au Ritz-Carlton Residences en robe de gala, talons aiguilles, et mon appareil photo en main. Une ligne de portiers en costume et nœud papillon m'accueille, m'ouvre la porte et me souhaite la bienvenue et une bonne soirée au Ritz-Carlton. Alors ça fait ça, de se sentir important? Je pourrais finir par m'habituer... Non c'est pas vrai.

Sous prétexte d'être la photographe de l'événement, j'entre sans problème; je passe devant une courte file d'hommes à l'air important et de femmes en robes Chanel, attendant tous que quelqu'un vérifie que leur nom est bien sur la liste. Cool!




  
Je suis là pour deux soirs, ce qui signifie obligation de changer de robe et d'apparence.




Un des salons de réception avant l'arrivée des visiteurs, le deuxième soir.


Même les toilettes sont hyper classes !

Étant "photographe" de l'événement, et en plus des photos de dégustation que je dois évidemment prendre pour mon entreprise, j'ai donc full access à tout le reste de la soirée: ce qui inclut non seulement les salles de réception, les résidences à visiter aux 26 et 27èmes étages, les services du portier et du maître d'hôtel, mais aussi et surtout... La nourriture. MIAM.






Après avoir mangé plus que ce que mon estomac ne peut contenir - ça change de la nourriture américaine! - Je profite d'un court moment de calme au niveau du bar à vin pour aller visiter les résidences aménagées, dont je préfère ne même pas savoir le prix. (Mais je compte bien être assez riche un jour pour pouvoir m'en acheter une.)







Le dressing est plus grand que le placard dans lequel je vis actuellement...




... Tiens, en parlant de placard.



Mon futur lit.


(Pas) mes futurs toilettes.



Ma collègue Mélanie et moi.


Mes compagnons de visite des résidences.
(voir la vidéo "Lost in Translation", en ligne d'ici quelques jours).




Une des salles de réceptions dans laquelle je passerais la fin de la première soirée à discuter et boire du vin avec le propriétaire du bâtiment, ses amis riches et célèbres et quelques artistes:
"Cloé, vous avez déjà bu du vin rouge?"
"Evidemment, je suis Bordelaise!"
"Non, je veux dire, du vrai vin rouge Californien... Venez donc vous asseoir avec nous."


J'ai les pieds en compote à force d'être restée debout pendant des heures, mon sac est rempli de cartes de visite d'artistes et de gens importants, je n'avais pas aussi bien mangé depuis mon arrivée à Chicago...

C'était vraiment deux excellentes soirées.

A quand la prochaine?

C.

vendredi 4 mai 2012

Hello, my dear sweet readers!

Plus de 15 jours que je n'ai rien posté... J'en suis vraiment désolée!

Je ne mentais pas quand je vous ai dit que j'allais avoir du boulot... Ces deux dernières semaines, je n'ai pas arrêté. (Non non, pas même le weekend-end dernier!) Mais c'est le prix à payer pour avoir un stage de choc... Parce que même si je bosse dans les 50 heures par semaines, j'apprends plus sur la direction d'une entreprise que j'aurais pu rêver apprendre en aussi peu de temps.

Le temps commence tout juste à s'arranger : après une semaine de pluie, de grisaille, et d'un vent à vous glacer jusqu'aux os, le soleil refait timidement son apparition et la température augmente tellement qu'on transpire même en débardeur! Tant mieux, parce qu'un sale temps dans une aussi grande ville, c'est loin d'être agréable.

J'ai quelques nouvelles anecdotes et photos à partager avec vous sur ma vie à Chicago, alors restez en ligne!

Il y a de fortes chances que je publie un nouvel article ce week-end...

See you soon !

mercredi 18 avril 2012

Vidéo: J'ai voulu aller faire des courses...


Je vous l'avais promis, et je tiens mes promesses: voici le nouvel épisode vidéo de Oh Yeah Chicago!

Cette fois-ci, je vous emmène avec moi dans les rayons des supermarchés américains… Et c’est loin d’être joyeux. Des retrouvailles qui auraient dû être un pur bonheur s’avèrent plutôt décevantes, et la découverte d’une certaine chaîne de grande distribution amène une lumière nouvelle dans ma vie américaine.

Dans le prochain épisode: La foudre s'abat sur Chicago. Les citoyens normaux se barricadent dans leurs appartements, les sirènes résonnent dans les rues, des éclairs zèbrent le ciel... Pendant ce temps, une certaine française tente une escapade impossible sur le toit d’un des buildings, dans le mince espoir de filmer l’événement. Mais une pluie torrentielle et une mauvaise chute lui feront-ils comprendre que lutter contre les éléments n’est pas toujours une bonne idée ?

(Ok, d’accord. Je suis stupide. Deal with it J)

Première semaine de stage : Le bilan.

Jour 1 - Monday

Commencer à 10h30 pour un premier jour de stage... Tout le monde en rêverait, non?


Sauf qu'à 7 heures je suis déjà debout, à faire les cent pas dans ma chambre pour décider comment je vais bien pouvoir m'habiller. Sur mon emploi du temps envoyé par Janet, ma maître de stage, il est écrit que ma tenue vestimentaire pour aujourd'hui doit être casual - en gros, une tenue normale. Mais ça veut dire quoi une tenue normale, pour elle? Est-ce que je dois sortir la jupe? Est-ce que je peux risquer le jean? Et en haut, T-shirt ou chemisier? Veste de tailleur ou simple veste noire?

Après de nombreux essayages, j'opte pour une tenue simple et passe-partout : un jean noir et un chemisier noir, agrémenté d'une veste simple.

Moi qui ai la fâcheuse habitude d'être en retard, je pars 45 minutes en avance histoire d'être certaine d'être à l'heure. Sur la route, je m'arrête pour acheter un chocolat au Starbucks du coin, et continue ma route comme une vraie femme d'affaires Américaine, lunette de soleil sur le nez et chocolate cup à la main - je me sens invincible.

30 minutes plus tard, je rencontre enfin Janet, après des mois à échanger par e-mail et par téléphone - est-ce que c'est bizarre qu'à chaque fois que j'entends son prénom, je pense à la chanson Damn It, Janet du Rocky Horror Picture Show? Oui, c'est bien ce que je pensais. Bref.
Première surprise : ma maître de stage ressemble à Cameron Diaz, en un peu plus jeune. La classe.


Nous nous installons dans son salon - qui est aussi son bureau - et elle m'explique ce qu'elle attend de moi durant ce stage, et me parle des activités principales de l'entreprise. Bon alors en gros, si je comprends bien, je suis un peu Assistante de Direction, c'est ça? Le stage a l'air super intéressant, mais je vais avoir du boulot. Meilleur moyen de savoir si je veux vraiment être chef d'entreprise !

Je rencontre le reste de l'équipe à midi, et ils ont tous l'air adorables. Tous me répètent que Janet est la meilleur maître de stage sur laquelle j'aurais pu tomber, et que mon stage sera trèèès loin d'être un stage-photocopies. Génial!

Jour 4 - Thursday

J'ai commencé depuis à peine 3 jours, et déjà j'ai une charge de travail monumentale. Entre un rapport à écrire pour un client - so much pressure! -, de l'aide pour le tri des dossiers RH, l'apprentissage d'un logiciel de management hyper-important (et bien évidemment hyper-compliqué)... C'est beaucoup plus prenant que prévu, mais ça me plait. Même en travaillant de chez moi une partie du temps, je fais des journées super chargées. Mes nouveaux collègues m'avaient prévenue !


Jour 5 - Friday

Je rencontre une autre des mes collègues, qui m'explique que n'ayant pas 21 ans, je n'ai légalement pas le droit de travailler sur les dégustations. Ce qui est gênant, puisque c'est ce qui devait me permettre de toucher un petit salaire mensuel... (Parce que les Etats-Unis c'est cool, mais c'est cher). Mais elle me rassure en me disant qu'on va trouver une solution, et que j'ai quand même le droit de faire les shoppings mystères et les audits. Ouf!

Bilan:

La charge de travail est énorme, mais j'ai l'opportunité de travailler sur de gros projets en relation avec les managers. Ils ont vraiment envie de m'apprendre le plus possible, et c'est vraiment intéressant! Étant stagiaire, j'aurais normalement du être au bas de la chaîne alimentaire; mais j'ai en quelque sorte une bonne centaine de consultants encore en-dessous de moi... I feel powerful.

On verra bien ce que ça donnera!

samedi 14 avril 2012

Chicago - Un Nouveau Départ : La Vidéo !



Voici la première vidéo d'une longue série à venir sur mes aventures aux Etats-Unis...
Amusez-vous bien !

Prochain épisode: "J'ai voulu faire des courses..."

dimanche 8 avril 2012

Lincoln Park et Old Town


Pour ma dernière matinée à l'auberge de jeunesse - j'ai enfin trouvé un appartement temporaire, mais c'est une autre histoire - je rassemble mes affaires et décide de récupérer un repas laissé dans le frigo de l'hôtel. Mais à l'endroit où se trouvait encore mon repas la veille, se trouve uniquement un papier sur lequel est marqué (en français) :

"Cloé,
Ton repas a été pris en otage.
Pour le récupérer, appelles-le xxx-xxx-xxxx.
D'autres instructions suivront.
Y&K."

Ca me fait rire, ça m'intrigue, et je finis par appeller. Les deux français qui m'ont fait cette petite blague sont là pour faire un tour des Etats-Unis, et me proposent de venir visiter Old Town avec eux dans l'après-midi... Visiter seule c'est bien, mais un peu ennuyeux à la longue; j'accepte, et les rejoins à une station de métro en milieu d'après-midi.


Après avoir marché un peu dans les rues de la vieille ville, nous nous arrêtons sur la plage. Pour la première fois je vois à quel point l'eau du Lac Michigan est froide; je vais devoir attendre encore un peu avant de pouvoir me baigner...



Des canards à deux pas des buildings? C'est possible!


De la fumée apparaît derrière des bâtiments, plusieurs centaines de mètres plus loin, et 5 minutes plus tard la ville résonne d'alarmes de pompiers tandis que les camions filent à côté de nous. Les américains semblent complètement détachés de l'événement (comme s'ils avaient oublié l'énorme incendie qui a détruit la ville une centaine d'années auparavants), comme cette Américaine qui continue à lire tranquilement, installée sur le ciment (qui ressemble à du sable).


Mais le feu est rapidement éteint, et nous continuous notre promenade au bord du lac, en croisant constamment des Américains qui font leur footing torse-nu, et des Américaines qui courent avec uniquement une brassière de sport. Par le temps qu'il fait, c'est vraiment histoire d'exposer son corps... Il fait super froid, et le vent souffle vraiment fort!




Puis nous quittons le bord du lac pour rejoindre le Lincoln Park, où se dresse une immense statue d'Abraham Lincoln, le 16ème Président des Etats-Unis.










Après avoir pris tout un tas de photos avec la statue (une fois en haut, impossible de redescendre; les garçons font même mine de partir avec toutes mes affaires, me laissant bloquée en haut, avant de revenir me chercher), nous repartons et nous séparons, eux pour rejoindre l'hôtel, et moi mon nouvel appartement pour me préparer pour le lendemain.

Je commence mon stage dès le lendemain !

samedi 7 avril 2012

Chicago by Night



Jusque là, je n'avais pas trop osé sortir seule la nuit avec mon appareil photo; après tout, Chicago est une grande ville, et la possibilité d'y faire de mauvaises rencontres est toujours présente. Mieux vallait ne pas prendre de risques inutiles.
Mais ce soir nous sommes trois : une Mexicaine, Lourdes, et une française, Manon, rencontrées dans ma chambre à l'auberge, m'accompagnent Je décide donc de tenter ma chance, et ne le regrette pas.


Nous marchons dans les rues, avec pour objectif d'atteindre le Millénium Park; il paraît que le Cloud Gate, cette grosse sculpture dont je suis tombée folle amoureuse la veille, est encore plus belle de nuit.

A l'entrée du parc, nous nous arrêtons pour observer les deux écrans géants qui se font face et dont les portraits animés clignent des yeux à l'unisson. C'est génial!


Au pied d'un des écrans, trois jeunes improvisent un dance-off, et claquent des mains au rythme de la musique qu'eux seuls peuvent entendre. Le résultat avec la lumière des écrans est saisissant, et de nombreuses personnes s'arrêtent pour les observer et les photographier.



L'un d'entre eux est particulièrement doué, et enchaîne les pop'n'lock comme si c'était la chose la plus ordinaire au monde. C'est hypnotisant, et je n'arrive pas à détacher mes yeux du spectacle.




Après un temps indéterminé, nous nous arrachons au spectacle et repartons en direction du Cloud Gate. Qui, comme les rumeurs le disent, est encore plus impressionnant by night.






Puis nous continuons notre route, et passons comme la veille devant l'Opéra de Chicago; avec les lumières, on dirait une sorte de vaisseau spatial... ET téléphone maison !


Nous marchons encore dans le parc, ne sachant pas trop où aller maintenant que nous avons vu tout ce que nous avions prévu, quand soudain, au détour d'une couloir de verdure, nous nous retrouvons "nez à nez" avec la skyline de Chicago, qui se dresse, lumineuse, vers le ciel.


Non, ce n'est pas un effet sur les photos; contrairement à ce que je pensais, le ciel n'est pas noir ici la nuit, mais d'un étrange violet clair. Les lumières de la ville font que la nuit ne tombe jamais vraiment sur Chicago, et le ciel se teinte de reflets étranges...



Puis nous rentrons à l'auberge, où je vais passer ma dernière nuit avant d'emménager dans mon nouvel "apartement"... Mais je vous parlerais de tout ça dans un prochain article.

See you!